Physiologie




La Reproduction : physiologie dans l'espèce humaine

Appareil génital féminin

Le capital ovarien

Les ovaires contiennent, très tôt dans le développement de l’être humain, tous les ovules nécessaires tout au long de la vie reproductive. Ce nombre d’ovocytes est fixé dès le 5ème mois de vie intra-utérine. Environ deux millions de ces cellules se trouvent dans les ovaires à la naissance de la fillette et elles reçoivent le nom d’ovocytes. Puis ce chiffre diminue rapidement, de sorte qu’une jeune femme possède environ 400.000 ovocytes primaires, parmi lesquels environ 400 seulement parviendront à l’ovulation au cours de toute la vie fertile de la femme. Leur nombre devient quasiment nul à la ménopause.

Le cycle menstruel

Une fois la puberté atteinte, les cycles menstruels débutent. Le cycle menstruel de la femme dure généralement 28 à 30 jours et commence par l’apparition des règles.

On peut définir 3 phases successives dans le cycle menstruel :

1. La phase folliculaire (ou phase de maturation d’un follicule)

Chaque mois, parmi la réserve importante que renferme l’ovaire, plusieurs follicules (agrégats de cellules dans les ovaires contenant l’ovocyte) deviennent sensibles aux sécrétions hormonales (FSH et LH). Un seul deviendra dominant et sécrétera assez d’oestrogènes pour participer à l’épaississement de la muqueuse endométriale et à la préparation de la glaire cervicale.

 

Follicule ovarien humain

2. La phase d’ovulation

L’ovulation est l’évènement clé du cycle menstruel. Chaque cycle, seul un ovule est libéré du follicule de Graaf en réponse à un pic de l’hormone LH (Hormone lutéinisante) et ne peut être fertilisé que pour une durée de 48 heures maximum.

3. La phase lutéale (ou phase de préparation de l’utérus à la nidation d’un éventuel embryon)

La phase lutéale est la phase finale du cycle menstruel et s’étend du jour de l’ovulation jusqu’au dernier jour précédant les prochaines règles. Des glandes dans l’endomètre (la muqueuse utérine) sécrètent alors des protéines pour préparer l’implantation (nidation) de l’embryon.

 

Appareil génital masculin


Il est formé du pénis (1), des testicules (2), des épididymes (3), des canaux déférents (4), des vésicules séminales (5) et de la prostate (6).

Les spermatozoïdes, ou gamètes mâles, sont de petites cellules (3µ de large et 60µ de long) très mobiles dont la structure a pour but d’amener les chromosomes paternels à l’intérieur de l’ovocyte. Ils sont produits de façon continue dans les testicules.

Au moment de l’éjaculation, les spermatozoïdes libérés passent dans l’urètre, où ils se mélangeront avec le liquide séminal et prostatique pour former le sperme avant de sortir à l’extérieur. Une fois dehors, ils réalisent rapidement le processus dit de capacitation, grâce auquel ils acquièrent la capacité de féconder l’ovule.

 

La Fécondation et les chances de grossesses

Lors d’un rapport sexuel, les spermatozoïdes sont déposés dans le vagin. Ils pénètrent ensuite dans l’utérus et poursuivent leur chemin jusqu’à l’ovocyte (si le rapport sexuel est très proche de l’ovulation), en remontant dans les trompes .


Lors d’un rapport fécondant, un seul spermatozoïde pénétrera l’ovocyte.

C’est la fécondation ou fusion des gamètes mâles (le spermatozoïde) et femelles (l’ovocyte).

Elle est à l’origine de l’embryon, le premier stade de développement d’un être humain.

Les chances de grossesse dans l’espèce humaine ou fécondabilité sont estimées à 20-25% par cycle (vers 20-30 ans).

Tab.1 : Distribution de la fécondabilité dans l’espèce humaine.

Les chances de grossesses chez la femme sont donc très dépendants de l’âge de la femme mais également d’autres facteurs tel que le tabac dans le couple.